Legendes

09 mai 2014

LE MOULIN DU DIABLE DE GUERANDE

 

Moulin du Diable 2

LE MOULIN DU DIABLE DE GUERANDE.

Sur la route qui mène de Guérande à Herbignac s’élève le moulin de Crémeur aussi appelé le moulin du Diable, encore en bon état malgré son âge (XVème siècle) et qui fait l’objet d’une des nombreuses légendes bretonnes où se mêlent diables et hommes.

  C’est l’histoire d’un meunier guérandais et son épouse, pas vraiment riche mais pas tout à fait pauvre car ils possédaient un moulin. Sauf que ce moulin-là ne moulait rien du tout parce que le vent se refusait de faire tourner ses ailes et qu’évidement personne n’y venait moudre son grain. Ceci explique la désespérance  du meunier.

 Un jour, alors que le meunier se lamentait encore plus sur sa pauvre situation, un étranger richement accoutrer passa et vint lui parler. Il lui demanda quelle était la raison de sa triste mine. Le meunier lui raconta alors l’histoire de son moulin, sa seule source de revenu, si mal situé que le vent même soufflant et grondant ne faisait pas tourner d’un millimètre ses ailes alors qu’il aurait pu être pour lui, maitre meunier, source de tellement de richesse. Il dit à cet inconnu qu’il pensait l’abandonner et peut être quémander ailleurs quelques basses besognes pour nourrir sa famille.

 « Est-il possible que je puisse vous apporter mon aide » dit alors le voyageur. Le meunier se demanda si ce n’était pas alors la providence qui envoyait cet étranger pour résoudre son problème, peut être un riche propriétaire qui voudrait racheter sa ferme pour un bon prix…la suite le rendit perplexe.

« Je vois que tu as sur tes terres une colline près de ta maison, je peux y construire un nouveau moulin qui aura tout le vent qu’il lui faudra et moudra tellement que tout le pays guérandais viendra pour te faire clientèle et fortune, et ceci je peux le faire en une nuit ».

 « En une nuit, cela est impossible » se dit le meunier, « seul Dieu ou le Diable y arriverait… »

En effet, il ne se trompait pas tout à fait car c’était bien le diable qui venait lui proposer une affaire.

« Bien sûr » dit le diable « cela ne peut se faire sans contrepartie… il me faudra ton âme à ta mort mais pour les années qu’il te reste à vivre et pour ta famille, plus aucun soucis. »

 Bon catholique, le meunier se refusait de voir partir son âme en enfer mais en réfléchissant et voyant la misère s’abattre sur sa famille, il accepta sans penser aux conséquences de son acte.

« Ceci est donc fait » dit le diable « tu me donnes ton âme en échange d’un moulin entièrement construit en haut de cette colline et avant que le coq est chanté demain. Pacte est signé ».

 Le meunier rentra chez lui, mais tellement honteux de cet acte infâme que sa femme le voyant encore plus malheureux que d’habitude lui demanda ce qui avait pu se passer. Il lui raconta tout…

 Après un instant d’hébétude d’avoir appris cette grave nouvelle et malgré la colère qu’elle ressentait contre son mari qui avait pactisé avec le diable, la femme eut une idée. Mais elle n’en dit rien afin de laisser son mécréant de meunier se désespérer de sa faute envers Dieu.

Alors que la nuit tombait, le diable commençait ses travaux. Elle veilla toute la nuit puis un peu avant l’aube alla, munit de plusieurs lanternes, vers le poulailler et éveilla toute la basse-cour. A la vue de toutes ces lumières,  le coq trompé, se mit à chanter d’une telle ferveur que le diable se croyant à l’aurore abandonna son chantier.

 Le meunier, sortant de sa torpeur, se rendit sur la colline et vit un moulin si beau et si grand qu’il se sentit encore plus désespéré. Le diable avait donc tenu sa promesse.

Sa femme, ayant pitié de lui, lui révéla son subterfuge et lui montra un emplacement juste un peu en dessous des ailes…. Il manquait une pierre…. Le contrat n’était pas rempli ainsi le meunier garda son âme.

 Le diable se mit dans une telle colère d’avoir été dupé qu’il déchaina une tempête énorme dans toute la presqu’ile guérandaise, mais la meunière, toujours plus maline, déposa une statue de la vierge dans l’emplacement vide, qui vaincu définitivement le démon et fit renaitre la prospérité dans la famille du meunier, qui avait été bien imprudent mais que le destin avait fait épousé une femme si rusée et si pieuse.

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28 janvier 2007

NESSIE OU LE MONSTRE DU LOCH NESS

En écossais, le mot "loch" signifie lac. Le lac du Ness est situé à 150 km au nord de Glasgow, dans la région des Highlands sur les Great Glen, une faille de l'écorce terrestre qui traverse le coeur de l'Ecosse. C'est le plus vaste plan d'eau douce de Grande-Bretagne. Le Loch Ness est long de 1,4 km, étroit de 40 m et extrêmement profond avec certaines plongées vertigineuses de 292 mètres. Labyrinthe de gorges profondes, de crevasses inaccessibles, l'eau y est très sombre et la visibilité subaquatique quasiment nulle...

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Depuis près de 15 siècles, ces abysses marins perdues en pleine terre d'Ecosse ont été le terrain fertile d'une légende tenace. Le Loch Ness est aujourd'hui un des derniers lieux en Europe où le promeneur peut ressentir la terreur irrationnelle qui faisait le quotidien de nos ancêtres à une époque où les monstres étaient légion.

Dès l'an 565, la légende rapporte que le missionnaire anglais Saint Colomba (un moine irlandais responsable de la christianisation d'une grande partie de l'Ecosse) aurait sauvé la vie d'un de ses compagnons, attaqué par un monstre tandis qu'il nageait dans un lac. D'autres témoignages de ce type suivront, aussitôt assimilés à des légendes locales par les pouvoirs en place. Il faut dire que la noblesse ne s'aventurait jamais en ces lieux pauvres et sauvages. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que les aristocrates se risquent dans les Highlands, après y avoir découvert la fertilité des terrains de chasse. Commence alors à circuler des anecdotes sur plusieurs créatures fabuleuses des lochs. On interdit aux enfants d'aller se baigner dans le Loch Ness, par crainte des "Kelpies", ces esprits maléfiques qui ont le pouvoir de revêtir l'apparence d'un cheval. Sous cette forme, "Kelpie" attire vers lui les gens subjugués par sa beauté ; s'ils ont le malheur de le toucher, il les emporte au plus profond des eaux. En 1933, une route est construite sur la rive nord du lac. Aussitôt, les touristes affluent dans la région et le nombre de ceux qui y "voient" un monstre grimpe en flèche. Cette même année, un des rédacteurs du Courrier d'Inverness publie le témoignage d'un touriste. Dans les trois mois qui suivent, près de vingt autres rencontres de ce type sont signalées. La vieille croyance rurale en un monstre mythique va frapper les esprits. Surnommé "Nessie" par des journalistes, son véritable nom est Nessiteras Rhombopteryx.. En avril 1933, le lieutenant colonel R.K. Wilson photographie la tête et le cou de Nessie.

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Le cliché, assez granuleux et à la mise au point hésitante, est aussitôt considéré comme un faux. C'est pourtant, et cela encore aujourd'hui, une des meilleures photos qu'on puisse trouver de l'animal. Il faudra attendre le mois d'avril 1960 pour disposer d'un document digne d'étude. Avec une caméra 16 mm amateur, Tim Dindsdale, un ingénieur en aéronautique, réussit à filmer le monstre. Le document est très court mais on y voit clairement une énorme masse noire traverser le lac à environ 10 km à l'heure. En 1972, la chasse au monstre reprend lorsqu'une équipe  américaine, dotée d'une caméra stroboscopique et d'un sonar, obtient des images visuelles et soniques d'une forme. Traitées par les ordinateurs de la NASA, les images semblent bien révéler une nageoire attachée à un très gros animal.   

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Selon un portrait robot dressé d'après différents témoignages et documents, le monstre ressemblerait à un plésionaure grand reptile marin dont la taille peut varier entre 3 et 15 mètres ou encore un elasmosaure caractérisé par son long cou. Seulement, ces espèces ont disparues il y a 70 millions d'années. Saurons-nous un jour la vérité : réalité ou légende, l'avenir nous le dira.....

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18 août 2006

LA LEGENDE D'AZENOR

Triskel1A Brest, au V° ou VI° siècle de notre ère, se dressait le château du Roi Even, Prince de Léon, Seigneur de Brest et de sa fille, la princesse Azénor. Albert Le Grand écrivit à son sujet qu’elle était « de riche taille, droite comme une palme, belle comme un astre, et cette beauté extérieure n’était rien en comparaison de son âme ». Le comte Chunaire de Goëllo, ayant entendu sa renommée, demanda la main de la belle Azénor, en envoyant au roi Even de riches émissaires tout d’or et d’argent. Les noces furent célébrées durant quinze jours, avant qu’Azénor ne rejoigne le château du comte de Goëllo, le Castel-Audren (aujourd’hui Châtelaudren).

Déshonoré, Chunaire fit reconduire Azénor à Brest, où son père l’enferma dans la tour du château (qui porte encore aujourd’hui son nom), en attendant de comparaître devant ses juges. Là, du haut de la tour, Azénor invoqua le pardon de Dieu pour ses tourmenteurs … Les juges, sans écouter ses protestations d’innocence, sans contrôler les dires des soi-disant témoins, sans la moindre preuve, la condamnèrent à être brûlée vive. Au jour prévu pour l’exécution de la sentence, ses bourreaux apprirent qu’elle est enceinte. Or, les lois interdisaient une telle sentence pour une femme enceinte, jusqu’à l’accouchement. Certaines légendes disent même que le bûcher refusa de brûler lors du supplice. Les juges décidèrent alors de lui faire grâce, mais de l’enfermer dans un tonneau, et de jeter à la mer, Azénor et son enfant à naître, les condamnant tout de même à une noyade certaine. Cinq mois durant, le tonneau navigua au gré des flots.

 Quelques mois plus tard, la mère d’Azénor mourut, et le roi Even se remaria alors avec une femme peu recommandable, une « dame de grande maison qui avait l’esprit malicieux, sombre et malin », une « femme aussi mauvaise que la mer par un jour de tempête ». Celle-ci, convoitant le futur héritage d’Azénor, décida alors de se débarrasser de sa belle-fille. A force d’insinuations et de mensonges, s’aidant de faux témoins, elle persuada le roi Even, son mari et le comte Chunaire, son gendre, qu’Azénor n’avait pas réservé son lit qu’à son mari, et l’accusa d’adultère, d’impudicité et d’abandonnement. Even et Chunaire, malheureusement, crurent tout cela

 

 

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 Enfin, Azénor arriva sur une grève d’Irlande, à Beauport et, le jour même, donna naissance à un fils qui fut baptisé Budoc, ce qui signifie en breton « sauvé des eaux ».Durant ce temps, la cruelle belle-mère mourut à son tour, et, dans ses derniers instants, certainement par peur de l’Enfer, avoua ses mensonges concernant sa belle-fille. Le Prince de Léon et le comte de Goëllo se mirent alors à la recherche d’Azénor. Ils visitent le Léon, la Cornouaille, le Trégor. Ils parcoururent nombre de mers et visitèrent plusieurs pays. Puis en étudiant les mouvements des flots, le comte de Goëllo décida alors de gagner la grande Bretagne : Angleterre, Écosse, pays de Galles, désespérant de retrouver sa femme, et, peut-être, son fils.

 

Un jour, en Irlande, il se retrouva face à un garçonnet blond comme les blés, aux yeux bleus, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d’Azénor. Budoc, son fils, était en face de lui. Chunaire suivit Budoc, et retrouva sa femme, Azénor, occupée au lavoir. La « Gwerz », chant breton dit que le comte de Goëllo ramena sa femme et son fils en Armorique. Il mourut au cours de la traversée. Azénor, à la santé fragile, ne tarda pas à le suivre dans la tombe.

 

Le petit Budoc fut alors élevé par son grand-père, le roi Even, qui le confia à Saint Samson, évêque de Dol. On dit aussi que Budoc demeura en Irlande, dans un monastère, consacrant sa vie à Dieu. Devant tant d’humilité, on le pressa de devenir archevêque mais fuyant ces honneurs, Budoc décida de partir au-delà des mers, mais, n’ayant point de navire, il s’allongea dans une grande auge de pierre, comme Saint Conogan avant lui. Il retourna ainsi en Armorique. Budoc, grandissant pieusement, devint abbé de Dol, puis évêque de Dol lorsque Saint Magloire abandonna cette charge. Il fonda alors, avec d’autres compagnons, le premier monastère-université d’Armorique. Bon nombre de prêtres y seront formés, qui évangéliseront ensuite les côtes de la Bretagne.

 

Les futurs Saints Jacut, Guthénoc et Tudy suivirent les cours dans cette université, et y trouvèrent la connaissance enseignée par la théologie, l’astronomie, les lettres, et même, paraît-il, la musique. Ils furent ainsi parmi les nombreux Saints qui fondèrent une grande partie des paroisses de l’Armorique.

 

Parmi la cinquantaine d’élèves qu’eût ainsi Saint Budoc, le plus célèbre est toutefois Saint Guénolé, qui y resta jusqu’à ses vingt-et-un ans.

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Saint Budoc

 

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03 juin 2006

CONOMOR, LE BARBE BLEUE DE LA BRETAGNE

 

CONOMOR, LE BARBE BLEUE DE LA BRETAGNE


Au VIème siècle, le Comte de Plusigner, CONOMOR possédait un château au lieu-dit "La Motte"où l'on peut encore aujourd'hui appercevoir les vestiges ainsi que le rocher où il déposait ses armes en revenant de la guerre.

 

conomor

  

 Il régnait sur toute la Cornouaille et le Poher vers 550 et a connu le fils de CLOVIS, le roi Franc CHILDEBERT 1er.

 

  La capitale de son royaume était Carhaix. Au VI° siècle, l’oppidum gallo-romain de Carhaix, lieu élevé dont les défenses naturelles ont été renforcées au temps des Celtes était encore suffisamment puissant pour qu’un seigneur en fit le point central de ses domaines. Le sanguinaire COMORRE était Tierne de Poher, c'est-à-dire qu’il avait un pouvoir légal et était un agent du pouvoir central représenté, à l'époque, par les francs.

 

Ce surnom de CONOMOR ou COMORRE venait de KONOMOR qui signifie « Le grand chef ». Il régnait en maître sur ses domaines. Sa réputation était effroyable parce qu’il tuait et pillait pour le plaisir. 

 

Voici ce que dit la légende :

 

Le comte de COMORRE, épousa, une femme très belle et très douce. Or, peu de temps plus tard, un devin lui prédit qu'il périrait de la main de son fils. Il crût à la prophétie et prit peur. Lorsque son épouse fût enceinte il lui coupa la tête pour ne prendre aucun risque.

 

Il se remaria cinq fois et tua de la même façon ses épouses dès qu’une naissance était annoncée.

 

Un jour, il se rendit au Monastère d’un saint homme nommé Gildas (futur Saint Gildas et dont le monastère s’appelle depuis Saint-Gildas-de-Rhuys), qui avait pour protecteur, GUERECH, (ou WAROCK) Comte de Vannes. Celui-ci avait une fille, TRIPHINE et quand CONOMOR la rencontra, il fut si épris de sa beauté qu’il alla la demander en mariage à son père.

 

A cause de la réputation de CONOMOR, le comte de Vannes, qui n'osait pas refuser de crainte d'une guerre, demanda conseil à SAINT GILDAS qui imposa à CONOMOR une retraite d’une année pour racheter ses fautes passées. CONOMOR, poussé par l’envie d’épouser TRIPHINE, se montra si pieux et si obéissant pendant un an que Gildas, touché par ce repentir miraculeux, conseilla au Comte de Vannes d’accepter cette union. Le mariage fut célébré avec faste et tout se passa bien pendant plusieurs mois.

 

 

 

Cependant au retour d'un long voyage, CONOMOR surprit dans son château sa jeune épouse occupée à broder un bonnet de nouveau-né. Il apprit ainsi de TRIPHINE attendait un enfant. A cette nouvelle, il se mit dans une colère épouvantable et déclara qu’il allait la tuer et la fit enfermer dans son château.

 

Toutefois, TRIPHINE réussit à s’enfuir mais sa course effrénée dans les bois pour s’échapper fit précipiter l’accouchement et TRIPHINE mit au monde un fils. Prenant son bébé dans les bras, épouvantée, elle reprit sa course.

 

 

Entre temps, CONOMOR avait découvert l’évasion de sa prisonnière. Il se lança à sa poursuite avec ses soldats. Il la rejoignit au sommet d’une colline et lui trancha la tête d’un seul coup d’épée. Il repartit aussitôt dans son château, sans même se retourner, laissant le nourrisson près du cadavre de sa mère, mourir de faim ou pire, être dévoré par les loups !

 

 

Or la légende dit que Dieu ne permit pas ce meurtre. GUERECH, le père de TRIPHINE, miraculeusement prévenu, alerta son ami Saint-Gildas. Ils arrivèrent tous deux à grande chevauchée sur les lieux du crime. L abbé ne dit qu’un mot et TRIPHINE, pourtant décapitée se leva, saisit sa tête d’une main et de l'autre prit son enfant. Elle marcha alors vers le château de CONOMOR suivie par les deux cavaliers.

 

A la porte du château, SAINT-GILDAS somma le meurtrier de recevoir sa femme et son enfant, mais personne ne répondit. Alors, il prit une poignée de terre et la jeta vers les tours qui s’écroulèrent, les courtines s’effondrèrent et le seigneur sanguinaire fut enseveli sous les ruines avec ses hommes d’armes.

 

 Saint-Gildas replaça alors la tête de TRIPHINE sur ses épaules et baptisa l’enfant sous le nom de TRÉMEUR qui, plus tard, devint moine du monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys et, à Carhaix, une église lui est dédiée dont portail nord possède une statue qui le représente. On dit aussi qu'à l'age de neuf ans, il rencontra son père. Celui-ci le décapita par surprise mais TREMEUR emporta sa tête sur la tombe de sa mère et survécut grace au miracle de SAINT-GILDAS.

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CONOMOR réussit à s'enfuir. SAINT-GILDAS parcourut alors la Bretagne pour dénoncer les agissements de ce seigneur. Il réussit à réunir en 548 un concile civil et ecclésiastique qui le jugea coupable. Il fut alors excommunié et dépossédé de tous ses biens et se mit à errer en Bretagne.

 

CONOMOR continua pourtant ses exactions. Il tua son frère IONA, roi de Domnonée, et épousa sa veuve. Celle-ci avait un fils, JUDUAL, héritier légitime du royaume de son père. Dépossédé, par son beau-père de ses terres et de ses biens, il livra bataille à CONOMOR dans les monts d'Arrée. C'est lors du troisième combat qu'il le transperça d'un coup de javelot.

 

 

Malgré toutes les précautions de CONOMOR, la prédiction s'était donc étrangement réalisée !

 

 

 

 

 

vitrail2

ABBAYE DE SAINT TREMEUR

(lecture par image, effectuée de bas en haut et de gauche à droite)

 

1° - Conomor, le tyran sanguinaire, l'épée à la main au côté d'une femme décapitée. Le vitrail révèle la cruauté du personnage.
2° -
Guerech et Saint Gildas s'entretiennent au sujet du mariage de Trifine, fille de Guerech
avec Conomor.
3° - Départ de Trifîne sous les regards protecteurs de
Guerech et Saint Gildas.

4° - Trifine face à Conomor. A la fois alliance et rivalité, le vitrail montre l’ambiguïté de la relation.
5° - Trifine s'enfuit du château de Conomor.
6° - Conomor rattrape Trifine et la tue.
7° - Saint Gildas auprès du corps de Trifine.

8° - Trifine ressuscitée est sanctifiée.
9° - Trifine portant son enfant Trémeur.
10° - Trémeur recevant les enseignements de Saint Gildas

 

 

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11 mars 2006

LE TRESOR DES TEMPLIERS

LE TRÉSOR DES TEMPLIERS CACHÉ DANS LA SARTHE ?

 

Dans le département de la Sarthe, à Juillé, il existe une vieille tour près d'un château en ruine. La légende veut que, dans les souterrains du donjon, un caveau dont le mur du fond s’ouvre aux douze coups de minuit le jour de Noël, permet d’accéder à une cavité remplie de richesses.

 

Voici l’histoire….

 

 

A l’époque de la régence. Jean, un laboureur de la paroisse de Juillé, connaissait la cachette du donjon car un parent lui avait transmis un secret de famille : les Templiers avaient caché là une part de leur trésor, avant que Philippe le Bel s'accapare des biens de l'Ordre du Temple de Jérusalem après avoir fait arrêter, brûler sur un bûcher, leur grand Maître Jacques de Molay, en 1314.

 

molay (Jacques de Molay)

 

L'origine de ce secret remontait aux temps des croisades. L'un des ancêtres de Jean, Hubert de Faudoas était page de Guillaume de Beaujeu, un grand Maître de l'Ordre du Temple tué à Saint Jean d'Acre en 1291. Hubert devenu, a son tour, chevalier du Temple fut chargé de la garde du trésor de l'Ordre. Il aurait alors dissimulé l'or du Temple afin de le soustraire aux prétentions royales visant à l'élimination du pouvoir templier. Toutefois, avant d'être lui-même envoyé au bûcher, Hubert de Faudoas avait eu le temps de confier le secret du trésor caché dans les souterrains du château de Juillé à l'un de ses descendants.

 

Il lui aurait dit avoir ramené de Terre sainte, un serrurier arménien qui avait inventé des portes capables de s’ouvrir et de se fermer sans utiliser de clés, uniquement par la vibration émise par un gong ou par une cloche. Par ce procédé, Hubert avait fait aménager un endroit secret dans le caveau de son château de Juillé, dont les parois du fond s'entrouvraient une seule fois dans l'année, au bruit de la cloche de l'église voisine sonnant minuit le jour de Noël. Toutefois, pour empêcher qu'on emporte le trésor, l'ouverture de la cavité ne durait que le temps de la résonance des cloches. Afin que ce secret soit préservé, le serrurier arménien et ses ouvriers avaient été précipités dans les oubliettes du château. Seul l'héritier mâle des Faudoas était dépositaire du secret de l'or des Templiers.

 

 Le trésor déposé là provenait des richesses de l'Ordre, ramenées de l'îlot forteresse de Rouad, en Syrie, au moment où les Croisés étaient chassés de Terre sainte et de l'or que Guillaume de Beaujeu avait rapporté de ses voyages. A la fin du XVIe siècle, Henri IV fit détruire le château de la famille de Faudoas, accusée de conspiration, mais le donjon fut épargné.

 

Plus d'un siècle après cette démolition, Jean Faudoas était le dépositaire du secret de famille. Ses activités de laboureur ne lui permettant plus de nourrir sa famille, il décida d'aller, lors de la prochaine nuit de Noël, récupérer une partie du trésor du Temple afin de vivre plus facilement.

 

Connaissant le risque de rester enfermé dans la cave du trésor, mais ne pouvant, par serment familial, partager son secret, Jean Faudoas demanda à André, son plus proche ami, de venir voir, en cas de disparition le lendemain de Noël, s'il avait laissé une trace de son passage dans le caveau du vieux donjon. Et si cela était, de faire disparaître cette trace et de juré de ne jamais en parler à personne.

 

Quand Noël arriva, André assista à la messe à l'église de Juillé, mais ne vit pas Jean. Le lendemain, Jean n’avait pas réapparu. Fidèle à son ami, il alla, le soir et malgré un froid intense, dans les ruines du château munit d’une torche. Il connaissait le chemin qui menait au caveau du vieux donjon pour l'avoir parcouru pendant sa jeunesse avec Jean. Il alluma sa torche lorsqu'il parvint à l'escalier qui descendait vers les caves sombres de la tour.

 

André remarqua que la dalle qui recouvrait l'un des tombeaux était ouverte, dégageant un passage vers un escalier obscur. Luttant contre sa peur, mais comprenant qu'il s'agissait là de la trace dont avait parlé Jean, André s'engagea dans la descente. Après quelques marches, il pénétra dans une petite fosse vide de toute sépulture. L'explorant alors à la lueur de sa torche, il remarqua qu’au pied du mur se trouvait des bouts de doigts sectionnés à hauteur de la première phalange. Il y avait aussi un calice qui brillait intensément sous l'éclat de la torche, mais il n'y avait rien d'autre.

 

Aux débris sanglants qu'il avait ramassés au pied du mur, André devina qu'un drame s'était déroulé là, et que Jean en était sûrement la victime. Impuissant face au mur et commençant à suffoquer dans la fosse, André ramassa le ciboire, remonta, et referma la dalle du sarcophage afin d'effacer la trace du passage secret. Il sortit du caveau, il se doutait bien que le mur contenait la clé du mystère de la disparition de Jean mais, tenu par son serment, il ne pouvait se parjurer en demandant de l'aide.

 

 Peu de temps après, tourmenté mais décidé à ne pas se parjurer, André décida de se confesser au curé et d'obtenir qu’une messe soit dite à la mémoire de Jean. Pour prix de cette dévotion, il remit le ciboire au curé en lui affirmant que tel était le voeu de Jean avant qu'il disparaisse, mais il ne dit pas un mot sur le passage secret du caveau sous le donjon.

 

Lui-même tenu au secret confessionnel, et ne sachant comment justifier la présence d'un ciboire décoré de pierres précieuses dans sa paroisse, le curé de Juillé remit la coupe à l'évêque du Mans. Surpris de la beauté d’un tel don, l'évêque le fit expertiser par des orfèvres, sans toutefois révéler comment elle lui était parvenue. Mais bientôt des rumeurs circulèrent sans que l'on sache qui les propageait, disant que le Saint Graal venait mystérieusement de réapparaître en terre celtique du Maine. Le ciboire d’André était en effet en moldavite, une pierre classée précieuse, d'une gemme brun vert, qui provient de Moravie où l'on dit qu'elle est d'origine météorite. Or les légendes celtiques du roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde, prétendent que le Saint Graal, qui aurait recueilli le sang du Christ, aurait été taillé dans cette gemme. Ainsi, le ciboire de Juillé entrait secrètement dans la légende. Trouvant trop lourd pour lui le mystère de cet objet brusquement revenu du fond des âges, l'évêque du Mans fit don du précieux calice au Saint Père Benoît XIII, qui venait d'inaugurer son pontificat, mais nul ne sait si l’évêque révéla s’il s’agissait, peut-être là, du Saint Graal.

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 Le trésor du Temple est toujours enfoui sous les ruines d'un vieux château. André conserva son secret : il avait vu le Saint Graal. Ses descendants poursuivirent la tradition en transmettant le secret familial de génération en génération.

 

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10 mars 2006

LEGENDES ET SUPERSTITIONS NORMANDES

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LES ANIMAUX…La Taranne est un animal mystérieux, de la forme d'un chien, mais plus grand, très maigre et très sec. Il passe son temps à dévorer les chiens et s'amuse à les faire crier. Il se montre ordinairement dans les nuits d'hiver. Il y a aussi la Piterne, qui n'est connue que de nom mais on place de certaines gens en sentinelle pour la saisir. On appelle Letites ou Létiches, de petits animaux d'une blancheur éclatante, qui ne se montrent que la nuit et disparaissent dès qu'on les approche. Ils ne font aucun mal, et selon l'opinion commune, ce sont les âmes des enfants morts sans baptême.

 

Il ne faut point vendre les abeilles, mais les échanger ou les donner. Celles qui sont volées ne profitent pas au voleur. Quand quelqu'un meurt dans la maison, on attache un morceau d'étoffe noire à la ruche car elles périraient dans l'année si on ne leur faisait pas porter le deuil. Ces insectes n'aiment pas à entendre jurer, et ils punissent à coups d'aiguillon celui qu'ils entendent blasphémer. Tuer les abeilles sans nécessité, c'est perdre la bonne chance et compromettre son bonheur.

 

Si un cochon meurt de mort naturelle, c'est un présage sinistre, c'est-à-dire qu'il ne doit pas tarder à mourir quelqu'un aussi dans la nature.

 

Lorsqu'un cheval s'enfonce un clou dans le pied, il faut aussitôt ficher ce clou dans un chêne : c'est une recette pour qu'il ne vienne pas de mal au pied de ce cheval.

 

Le criquet porte bonheur à la maison dans laquelle il se réfugie, et où il fait entendre son chant. Si une araignée descend sur quelqu'un en filant, c'est un présage de bonheur.

 

Le crapaud est l'ami de l'homme, et lui faire du mal, c'est attirer volontairement quelque malheur.

La poule qui imite le chant du coq, chante sa mort ou celle de son maître  aussi, dans ce cas, pour éviter tout danger, on ne manque pas de la tuer à l'instant.

 

Entendre à jeun, au printemps, chanter un coucou pour la première fois de l'année, et avoir par hasard de l'argent sur soi, c'est un signe certain qu'on en aura toute l'année

 

Le Rebet ou troglodytes, que l'on nomme aussi l'oiseau de Dieu, est très respecté, parce qu'il a apporté, dit-on, le feu du ciel, et l'on est convaincu qu'il arriverait quelque malheur à celui qui le tuerait.

 

LES SORCIERS, FEES, DIABLE, ESPRITS…Le Gobelin est un génie familier, malicieux, qui se revêt de diverses manières pour faire ses espiègleries mais qui est bon diable d'ailleurs, et n'exige pas trop de ceux qu'il lutine.

 

Les esprits servants ont plus particulièrement la forme d'un nain. Ils aident volontiers les laboureurs dans leurs travaux, et les jeunes filles au temps de la récolte. Dans les ménages, cependant, si les servantes qu'ils protègent viennent à oublier de leur jeter à manger, sous la table et de la main gauche, alors ils ne manquent pas de se venger en mettant tout en désordre.

 

Les fées habitent les cavernes, et se plaisent à rendre service, pourvu que l'on se montre discret à leur égard. Elles aiment à se promener sur le cou des chevaux et à danser dans les lieux écartés où l'on trouve le matin, la trace du rond qu'elles ont formé.

 

Les Dames blanches se montrent au bord des fontaines et au pied des rochers. La Bête Avette est une fée des fontaines qui aime beaucoup les enfants, et qui les noie pour les garder avec elle.

 

Les sorciers sont très communs en Normandie, et l'on pense qu'ils se trouvent principalement parmi les bergers. C'est surtout aux avents de Noël que leur puissance est le plus redoutable, et cette époque est également celle des esprits et des revenants. Les âmes des personnes qui ont commis de grandes fautes, se montrent alors chaque nuit, aux mêmes heures, jusqu'à ce que, à force de prières et de messes, on les ait délivrées. Ces revenants ont le même son de voix que de leur vivant  mais on ne peut les toucher. Il y a aussi des esprits qui habitent certaines maisons, y font beaucoup de tapage et déplacent tous les meubles. D'autres, enfin, apparaissent sous des formes hideuses, d'hommes ou d'animaux, pour inspirer encore une plus grande crainte.

 

Avant la révolution de 1793, on publiait des Monitoires, que l'on appelait aussi Quérémonies, contre le malfaiteur qui n'avait pu être découvert et ceux qui le connaissaient, mais qui ne voulaient pas le livrer. Si le criminel ne se présentait pas à la troisième publication, il appartenait au diable et courait le Loup-garou  car alors on le débaptisait, et ceux qui le cachaient avaient le même sort. Tous les soirs, après le coucher du soleil, le malheureux se revêtait d'une peau de loup, qu'on appelle Hère ou Hure, et le diable, à qui il était échu en partage, le fouettait cruellement au pied de toutes les croix et au milieu de tous les carrefours. Du reste, pour délivrer un loup-garou, il faut lui porter sur le front trois coups de couteau bien appliqués. Si le sang coule, le loup-garou est sauvé, sa Hère tombe. D'autres personnes pensent qu'il ne faut tirer que trois gouttes de sang. Le loup-garou court de trois à sept ans : si on manque à le délivrer, ce temps recommence.

 

On appelle Chasse Annequin, une troupe d'esprits qui traverse les airs, en poussant des cris aigus et prolongés. D'après la tradition, cette chasse a pour origine un prêtre qui, pour avoir eu ainsi qu'une religieuse une pensée profane sans en avoir fait pénitence, fut condamné avec la none à courir les airs de toute éternité.

 

LA VIE QUOTIDIENNE…La foudre ne frappe jamais l'épine blanche, parce que la couronne du Christ était faite de cet arbuste. Les fleurs cueillies le jour dela Saint-Jean ne flétrissent jamais. On fait surtout des couronnes avec l'armoise qui préserve de la foudre et des voleurs. Il en est de même de la verveine. Se rouler ce jour-là, le matin, dans la rosée, ou se baigner dans une fontaine, guérit de la gale et de toutes les maladies cutanées.

 

Le tintement des oreilles désigne qu'on parle de nous : si cela a lieu à l'oreille droite, c'est un ami si on l'éprouve à la gauche, c'est un ennemi. Tomber ou faire un faux pas, lorsqu'on sort pour terminer une affaire, est d'un très mauvais augure. Le sel purifie toute chose, chasse les maléfices, et c'est un signe de malheur que de renverser une salière.

 

Lorsqu'on sort le matin pour la première fois, il n'est nullement indifférent de porter tel ou tel pied le premier dehors. Le pied gauche est un signe de bonheur quand on rentre et le pied droit signe la même chose quand on sort.

 

Si l'eau commence à tomber un mardi, un mercredi ou un vendredi, elle continuera tout le reste de la semaine. Si elle commence un dimanche, elle durera huit jours. Selon tel ou tel jour qu'elle tombe dans l'année, c'est un signe d'abondance ou de disette.

 

Il ne faut pas tailler ses ongles un mardi, un mercredi ou un vendredi, parce qu'il pousserait de petites pellicules nommées envies et de plus il arriverait quelque malheur.

 

Quoique le vendredi passe pour un jour funeste, il ne faut pas cependant mettre de l'eau dans le cidre un autre jour que celui-là car la liqueur deviendrait aigre.

 

Si l'on prend une chemise le vendredi, on mourra dedans. Il est bon aussi de ne point voir pour première personne celle qui est habillée de noir. Par contre, une corde de pendu porte bonheur.

 

On guérit les verrues en les frottant avec un limaçon rouge,  il faut ensuite l'enfiler avec une épine et l'y laisser suspendu. A mesure qu'il pourrit les verrues disparaissent. La morsure d'un chien se guérit avec son poil.

 

Lorsqu'il se forme de petites ramifications à une chandelle, il faut examiner de quel côté elles sont placées  car bientôt on doit recevoir une nouvelle ou une visite du même côté.

 

Lorsque les étincelles du bois qui pétille dans le foyer sont vives et nombreuses, c'est signe de guerre ou de discordes quelconques. L'odeur de la fumée chasse l'orage.

 

Il est défendu de manger des oeufs le vendredi et le samedi de la semaine sainte, car presque toujours ils renferment des crapauds ces jours-là. On vend dans les foires des amulettes, tels que bagues de Saint-Hubert, petits livres sacrés, etc., qui garantissent des chiens enragés et des sorciers.

 

On donne le nom de Faulaux au gaz inflammable qui se fait apercevoir dans les lieux marécageux. On dit que ce sont des âmes damnées qui cherchent à entraîner les voyageurs dans des précipices ou dans l'eau. Les anciens les appelaient Dioscures, lorsqu'ils apparaissaient autour des mâts et des agrès des navires : s'il y en avait deux, c'était signe de beau temps, un seul présageait la tempête.

 

Pour faire passer le lait aux femmes ou aux animaux qui en ont, il faut leur faire un collier de liège. Le lait d'une femme qui a eu deux enfants au plus, sert à composer des sorts très puissants pour opérer toutes sortes de sortilèges et d'enchantements.

 

LES TRESORS…Des trésors existent dans tous les châteaux en ruines  mais ils sont la propriété du diable. Ils sont gardés par des chiens noirs qui les font quelquefois découvrir. Lorsqu'un de ces animaux se présente chez un habitant, et qu'on lui a fait faire un bon repas, il invite alors son hôte à le suivre et le conduit à l'endroit où il faut fouiller. Néanmoins, il faut, avant de se mettre à cette besogne, s'y préparer par le jeûne et la prière, et lorsqu'elle est commencée, on ne doit pas, quelle que soit sa durée, l'abandonner un seul instant  car on perdrait tout le fruit de sa peine.

 

Il y a aussi des trésors cachés dans les cimetières, sous les grosses pierres, etc. C'est toujours le diable qui en est le gardien, et pour l'emporter sur lui, on ne peut se dispenser de recourir à la sorcellerie. On peut, par exemple, poser un objet sacré sur ce trésor, ou bien jeter dessus de l'eau bénite, ou enfin le faire tirer par un vieux cheval, qui détruit toujours le maléfice  mais il ne manque pas non plus de périr dans l'année.

 

LA RELIGION…Un prêtre qui a reçu pendant sa vie de l'argent pour dire des messes qu'il n'a point dites, vient les célébrer après sa mort et même achever les mots qu'il avait oubliés. Ce sont certains curés et les bergers qui font paraître les orages

 

Un morceau de pain qui a été bénit à chacune des trois fêtes de Noël préserve de l'orage et des chiens enragés mais si l'on donne de ce pain à ceux qui ne le sont pas, ils le deviennent aussitôt.

 

On fait un grimoire qui rend de très grands services à celui qui en est porteur  mais pour qu'il eût toute sa puissance, il faudrait, ce qui n'arrive pas, qu'il eût été baptisé par un prêtre et nommé comme un enfant. Le prêtre qui ferait la cérémonie, conjurerait alors toutes les puissances infernales d'exécuter ponctuellement tout ce qui leur serait commandé en vertu du livre baptisé et les obligerait d'envoyer un de leurs pour le signer au nom de tous et y apposer le cachet de l'enfer. Celui qui serait muni de ce livre pourrait ensuite commander à toutes les légions d'esprits avec la certitude d'être promptement obéi.

 

Durant la procession des Rameaux, et surtout au moment où le curé met du buis à la croix, on examine de quel côté vient le vent, pour savoir si on aura du blé, de l'herbe ou des pommes. Pour conserver longtemps une grande fraîcheur, il faut se laver avec de l'eau prise à la rivière le jour de Pâques, avant le lever du soleil. L'eau bénite de la Pentecôte est préférable à celle de Pâques pour préserver de l'orage  mais celle de Pâques vaut mieux pour éloigner les sorciers. On doit faire provision de l'une et de l'autre.

 

Faire le signe de la croix de la main gauche avant de jouer, porte bonheur.

 

Lorsqu'on voit tomber un météore, connue sous le nom d'étoile qui file, c'est que quelqu'un meurt au même instant, et que son âme monte au ciel. Dans ce cas, il faut faire le signe de la croix, et réciter un Pater et un Ave.

Le buis bénit le jour des Rameaux préserve une maison de la foudre et des sorciers et si l'on peut s'emparer de la branche que le curé a attachée à la croix, on fait du beurre tant que l'on veut.

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04 janvier 2006

LA GALETTE DES ROIS (EPIPHANIE)

galette1 LA GALETTE DES ROIS (EPIPHANIE)

 

 

Le terme "épiphanie" est issu du grec et signifie "apparition". Célébrée le 6 janvier, cette fête correspond à la présentation de Jésus enfant aux Rois Mages et comme beaucoup de fêtes chrétiennes, la date de l'Epiphanie correspond à l'origine à  une fête païenne.

 

En effet, les Romains fêtaient les Saturnales. Ces fêtes duraient 7 jours et à cette occasion, les soldats tiraient au sort, grâce à une fève, un condamné à mort qui devenait "roi" le temps des réjouissances. Une fois les Saturnales achevées, la sentence était exécutée.

romains

 

Ce jour est aussi celui du premier miracle des noces de Cana et avant tout la date de baptême du Christ.

 

La galette des rois, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait.

 

rois_magesLES ROIS MAGES

 

L'Épiphanie commémore la visite des trois rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar venus porter les présents à l'enfant Jésus, qu'ils appelèrent le " Nouveau Roi des Juifs ".

 

Quand ils le découvrirent dans l'étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s'agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l'or, de la myrrhe et de l'encens.

 

MELCHIOR venait de Nubie, c'est le plus âgé des trois, il apporte de l'or, symbole royal.

BALTHAZAR apporte de la myrrhe, symbole sacerdotal. C'est une sorte de gomme produite d'un arbre en Arabie, le balsamier, utilisée dans la préparation cosmétique et en pharmacie.

GASPARD le plus jeune apporte de l'encens, symbole prophétique, c'est une résine dégageant un parfum lorsqu'on la fait brûler.

 

On peut dire aussi que : Melchior, blanc et barbu représente l’Europe, Balthazar, noir représente l’Afrique, Gaspard, cuivré et imberbe représente l’Asie.

 

Mais l'origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure.

 

 

 

 

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14 octobre 2005

LA LEGENDE DE JACK O'LANTERN

pumpkin01Un soir dans une taverne, Jack, un maréchal-ferrant irlandais, ivrogne et avare, bouscula le diable.
Ce dernier, comme à son habitude tente de convaincre Jack de lui laisser son âme en échange de faveurs diaboliques…
Sur le point de succomber, Jack demande alors au Diable de lui offrir un dernier verre avant qu'il n'accepte le pacte. Le Diable se transforme alors en pièce de six pence afin de payer le tavernier.
Prestement, Jack empoigne la pièce et la glisse dans sa bourse. Or, celle-ci contient une croix d'argent, le Diable ne pouvant plus se retransformer, est prisonnier sous la forme de cette petite pièce !
Jack obtient alors du Malin qu'il ne vienne pas réclamer son âme avant que ne se soient écoulées dix année et le D
iable accepte…

Dix ans plus tard, Jack rencontre le Diable sur une route de campagne : ce dernier réclame son dût.
Jack réfléchissant à toute allure dit alors : " Je vais venir, mais d'abord pourrais-tu cueillir une pomme de cet arbre pour moi ? ". Le Diable grimpe sur les épaules de Jack et s'accroche aux branches du pommier. Jack sort alors son couteau et sculpte une croix sur le tronc de l'arbre…
Coincé de nouveau ! Le rusé maréchal-ferrant obtient alors du Diable la promesse qu'il ne prenne jamais son âme…Sans autre solution, le Diable accepte et Jack efface la croix du tronc.

Quelques années plus tard, Jack meurt. Il se voit refuser l'entrée du paradis à cause de sa vie d'ivrognerie.
En désespoir de cause, il se rend chez le Diable. Aux portes de l'enfer, celui-ci lui rappelle qu'il ne peut pas prendre son âme… "Mais où vais-je aller ? demande Jack. " Retourne d'où tu viens " lui répond le Diable !

Il faisait nuit, froid et un grand vent soufflait. Jack demanda alors au Diable s'il n'avait pas de quoi l'éclairer sur la route. Dans un geste de bonté, le Diable lui donna une braise. Jack la mis dans un navet qu'il mangeait pour la protéger du vent glacé. Depuis lors Jack est condamné à errer comme une âme en peine au milieu des ténèbres…

pumpkin28       La tradition irlandaise de creuser des navets lors de la nuit d'Halloween (en souvenir des âmes perdues comme celle de Jack) fut vite remplacée, lors de l'exode massif des Irlandais vers les Amériques en 1845-50, (" Irish potato famine) par l'envie de creuser des citrouilles qu'ils trouvèrent sur place.

wildduck

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LA LEGENDE D'HALLOWEEN

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Il y a plus de 2 500 ans, en Gaule, l'année se terminait à la fin de l'été, entre le 25 octobre et le 20 novembre, le 6ème jour de la lune montante. Les gaulois fêtaient alors la fin des moissons et priaient les dieux pour demander protection pendant l'hiver car ils craignaient que le dieu du soleil "BEEN" ne revienne pas.

C'était aussi le jour des morts et des esprits. Le Dieu de la mort décidait, ce jour là, du destin dans l'au-delà des personnes décédés dans l'année et autorisait les morts à revenir parmi les vivants.

Il y avait 4 grandes fêtes celtiques : IMBOLC (Fête du printemps en Février), BELTANE (Fête de l'été en Mai, voir aussi la légende du Roi Arthur), LUGNASAD (Fête de l'Automne en août) et SAMAIN (Fête de l'Hiver en novembre).

La nuit du SAMAIN, les celtes avaient un rituel pour préparer l'année nouvelle. Ils éteignaient les feux des maisons et les Druides éteignaient le feu sacré puis le rallumaient à la nouvelle année pour marquer le renouveau et honorer le dieu du soleil, puis chaque habitant prenait une braise afin de rallumer l'âtre de leur maison et qui devait brûler toute l'année.

Cette fête durait plusieurs jours et les festins se succèdaient. Le 1er jour, on fêtait les guerriers héroïques, le 2ème jour, les défunts puis les festivités continuaient.

L'esprit des défunts de la tribu était accueilli autour de la table ou près du feu. Mais des esprits malveillants pouvaient aussi se mêler à la fête, aussi, les celtes se maquillaient et revêtaient des vêtements hideux pour les faire fuir.

L'arrivée du Christianisme a modifiée cette tradition en France car les papes (en autre, Grégoire IV), ne voulant plus de fêtes païennes instaurent la toussaint, jour des morts. Les réjouissances disparaissent pour faire place au recueillement.

Les peuples celtes d'Irlande et d'Ecosse perpétuent la pratique de la nuit du SAMAIN qui se déplace lors de la grande migration vers l'amérique en 1846. Le "All Hallows' day" pour la Toussaint, "All Hallows' Even" pour la nuit sainte qui précéde et devint Halloween bien plus tard. Ils emportent avec eux la légende de Jack O'Lantern..........
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03 août 2005

GILLES DE RAIS ALIAS BARBE BLEUE

gilles_raisGilles de RAIS est né en 1404 au Château de Champtocé, il hérite d'un patrimoine énorme : terres, châteaux et seigneuries en Anjou et Poitou. A neuf ans, il perd sa mère et à dix ans son père disparaît. La tutelle sera confiée à son grand-père : Jean de Craon.

En 1422, par l'intermédiaire de son tuteur, il épouse officiellement un des plus riches partis du Bas-Poitou Catherine de Thouars Au mépris du droit et de l'honnêteté Gilles et son grand-père agrandissent encore leurs domaines et leur puissance. Une de leurs victimes Béatrice de Champtocé sera séquestrée au Château de Gilles dans un odieux cachot, persécutée et couverte de menaces allant jusqu'à la coudre dans un sac pour la jeter l'eau si elle ne renonce pas aux droits de sa naissance !

Puis, Gilles participe aux côtés de Jeanne d'Arc aux victoires sur l'anglais lors de la guerre de 100 ans. Il est présent en temps que noble vainqueur au sacre de Charles VII en la cathédrale de Reims où il est chargé de remettre la Sainte Ampoule du Sacre. Au lendemain de ce couronnement le roi lui manifeste sa gratitude en le nommant Maréchal de France à vingt cinq ans !

Mais Jeanne étant capturée à Compiègne, Gilles revient sur ses terres. Et c'est le retour à ses vieilles habitudes, pour nourrir son orgueil insatiable il va se ruiner en dons et en créations comme celle de sa collégiale ( chorale religieuse ) et surtout en fêtes somptueuses.

Pour assurer son train de vie, il vendra ses propriétés, ses meubles splendides et ses bijoux de famille ... Mais une chose le passionne plus que tout " la pierre philosophale " !

Des alchimistes sortis des plus sordides caves du royaume et de l'étranger vont se succéder au château de Gilles et lui feront découvrir les sciences sataniques : messes noires, sacrifices superstitieux d'enfants innocents, orgies sataniques et prières aux pouvoirs du mal représenté par Satan, mais pour rester bon catholique, il ajoute à ses prières  les noms du Père, du Fils et du Saint-Esprit, de la Vierge Marie et de tous les saints du paradis !

A la tête d'un clan d'assassins, Gilles de Rais tuait en chaque résidence qu'il possédait, Champtocé, la maison de Suze à Nantes et enfin les châteaux de Tiffauges et de Marchecoul. Gilles de Rais commis alors des crimes horribles et pervers sur de jeunes enfants.

1439 : Après la visite du Dauphin LOUIS XI, il n'hésite pas à séquestrer dans son château de Tiffauges, l'envoyé de Jean V, duc de Bretagne venu chez lui vérifier les plaintes accumulées contre le monstre.

Il sera pendu puis livré au flamme à Nantes, le 26 0ctobre 1440... Un an après, son épouse Catherine se remariera avec Jean II de Vendôme, vidame de Chartres et seigneur de Lassay.

Le corps de Gilles de Rais sera déposé en l’église de Notre Dame du Carmel de Nantes. 350 ans plus tard, les révolutionnaires détruiront son tombeau. Ainsi naquit la légende de Barbe Bleue......

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