28 janvier 2007
NESSIE OU LE MONSTRE DU LOCH NESS
En écossais, le mot "loch" signifie lac. Le lac du Ness est situé à 150 km au nord de Glasgow, dans la région des Highlands sur les Great Glen, une faille de l'écorce terrestre qui traverse le coeur de l'Ecosse. C'est le plus vaste plan d'eau douce de Grande-Bretagne. Le Loch Ness est long de 1,4 km, étroit de 40 m et extrêmement profond avec certaines plongées vertigineuses de 292 mètres. Labyrinthe de gorges profondes, de crevasses inaccessibles, l'eau y est très sombre et la visibilité subaquatique quasiment nulle...
Depuis près de 15 siècles, ces abysses marins perdues en pleine terre d'Ecosse ont été le terrain fertile d'une légende tenace. Le Loch Ness est aujourd'hui un des derniers lieux en Europe où le promeneur peut ressentir la terreur irrationnelle qui faisait le quotidien de nos ancêtres à une époque où les monstres étaient légion.
Dès l'an 565, la légende rapporte que le missionnaire anglais Saint Colomba (un moine irlandais responsable de la christianisation d'une grande partie de l'Ecosse) aurait sauvé la vie d'un de ses compagnons, attaqué par un monstre tandis qu'il nageait dans un lac. D'autres témoignages de ce type suivront, aussitôt assimilés à des légendes locales par les pouvoirs en place. Il faut dire que la noblesse ne s'aventurait jamais en ces lieux pauvres et sauvages. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que les aristocrates se risquent dans les Highlands, après y avoir découvert la fertilité des terrains de chasse. Commence alors à circuler des anecdotes sur plusieurs créatures fabuleuses des lochs. On interdit aux enfants d'aller se baigner dans le Loch Ness, par crainte des "Kelpies", ces esprits maléfiques qui ont le pouvoir de revêtir l'apparence d'un cheval. Sous cette forme, "Kelpie" attire vers lui les gens subjugués par sa beauté ; s'ils ont le malheur de le toucher, il les emporte au plus profond des eaux. En 1933, une route est construite sur la rive nord du lac. Aussitôt, les touristes affluent dans la région et le nombre de ceux qui y "voient" un monstre grimpe en flèche. Cette même année, un des rédacteurs du Courrier d'Inverness publie le témoignage d'un touriste. Dans les trois mois qui suivent, près de vingt autres rencontres de ce type sont signalées. La vieille croyance rurale en un monstre mythique va frapper les esprits. Surnommé "Nessie" par des journalistes, son véritable nom est Nessiteras Rhombopteryx.. En avril 1933, le lieutenant colonel R.K. Wilson photographie la tête et le cou de Nessie.
Le cliché, assez granuleux et à la mise au point hésitante, est aussitôt considéré comme un faux. C'est pourtant, et cela encore aujourd'hui, une des meilleures photos qu'on puisse trouver de l'animal. Il faudra attendre le mois d'avril 1960 pour disposer d'un document digne d'étude. Avec une caméra 16 mm amateur, Tim Dindsdale, un ingénieur en aéronautique, réussit à filmer le monstre. Le document est très court mais on y voit clairement une énorme masse noire traverser le lac à environ 10 km à l'heure. En 1972, la chasse au monstre reprend lorsqu'une équipe américaine, dotée d'une caméra stroboscopique et d'un sonar, obtient des images visuelles et soniques d'une forme. Traitées par les ordinateurs de la NASA, les images semblent bien révéler une nageoire attachée à un très gros animal.
Selon un portrait robot dressé d'après différents témoignages et documents, le monstre ressemblerait à un plésionaure grand reptile marin dont la taille peut varier entre 3 et 15 mètres ou encore un elasmosaure caractérisé par son long cou. Seulement, ces espèces ont disparues il y a 70 millions d'années. Saurons-nous un jour la vérité : réalité ou légende, l'avenir nous le dira.....
Commentaires
Colloque "Animaux inconnus, nouvelles découvertes et biodiversité"
Bonjour,
J'ai personnellement participé à plusieurs expéditions scientifiques, non pas au loch Ness(que je connais bien par ailleurs) mais sur un lac similaire en Norvège.
Nous sommes revenus avec plusieurs éléments assez convaincants (un film de 19 min, une collection de sons non-identifiés pris par hydrophone,...).
Bien sûr, si tu te limites à l'hypothèse populaire du plésiosaure, alors Nessie en effet ne peut exister, mais il y en a d'autres plus crédibles, comme celle du pinnipède (phoque, otarie) d'eau douce. Il existe en effet des phoques d'eau douce, notamment dans le lac Baïkal.
Cela dit, je me suis dit que tu aimerais savoir que l' Association Belge d'Etude et de Protection des Animaux Rares (ABEPAR) asbl organise son prochain colloque le w-e du 03 et 04 novembre 2007à Engreux (Houffalize), en Ardenne Belge.
Le thème de cette année est : "Animaux inconnus, nouvelles découvertes et biodiversité".
Nous accueillerons ce week-end...
Pr. Franco TASSI (zoologiste - Italie), Fondateur du Centre d' Etudes Ecologiques Apennins, ex-directeur du Parc National des Abruzzes : "Crypto-Bio-Variété, nouvelle approche méconnue de la Nature"
Dr. Enrico MIGLIACCIO (zoologiste - Italie), Fondateur de l'Association Bramea (Museo di Scienze Naturali ed Ambientali di Mentana) : " Coléoptéres et Biodiversité"
Lorenzo ROSSI (explorateur - Italie), Gruppo Criptozoologia : "Hominidés et Primates inconnus"
Dr. Yvette DELOISON (paléoanthropologue (CNRS) - France) : (à définir)
Michel RAYNAL (biochimiste - France) : "Internet, un outil pour la recherche cryptozoologique : application au dossier de l'améranthropoïde"
Marc MATTHEWS (journaliste, agronome et écrivain - Angleterre) : Big Cats Loose in Britain
Dr. Patrick DE WEVER (paléontologue - Muséum National d'Histoire Naturelle - France ) : (à définir)
N'hésite pas à diffuser l'annonce de ce colloque autour de toi
Cordialement
E.
et oui
le monstre du chez pas n existe pas alor ji crois pas si vous i croyer bein pas moi
Et Alors ?
T'y Crois pas & Alors ?
Pas besoin d'être si catgorique. Y'a d'autres personnes qui y croient. Perso, j'suis assez partagée.
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